La Vieille Crémerie
Notre histoire

Quatre générations de beurre, puis des cartes

La crémerie a nourri la rue jusqu'à l'été 1944, brûlé avec le quartier, été relevée en pierre claire, puis oubliée quarante ans. Nous avons repris à partir de là.

1945

Ce que la reconstruction a laissé

La maison relevée n'a rien d'un pastiche : moellons clairs, linteaux droits, fenêtres hautes et étroites. C'est l'architecture de l'après-guerre, sobre parce qu'il fallait aller vite, et solide parce qu'on n'avait pas droit à l'erreur.

À l'intérieur, deux choses ont traversé le temps : le carrelage à damier de la boutique, retrouvé sous le linoléum, et le comptoir de marbre sur lequel on coupait le beurre à la motte. Le marbre est resté à sa place exacte.

L'étage, ancien séchoir à fromages, était vide et sain. Il n'a demandé qu'un plancher consolidé, cinq lampes basses et une porte capitonnée en haut de l'escalier.

La façade de pierre claire de la Vieille Crémerie

Six personnes

L'équipe complète, cuisine, salle et étage.

Trente-six couverts

La capacité du rez-de-chaussée, service unique le samedi.

Cinq tapis

L'étage, avec ses horaires et ses habitudes propres.

Nos principes

Quatre choses que nous ne discutons pas

  1. Le jeu reste un jeu : aucune mise, aucun gain, aucune dette entre joueurs, jamais.
  2. Les fromages et les cidres viennent de fermes que nous connaissons de nom ; si la ferme s'arrête, le produit disparaît de la carte.
  3. On dîne à voix normale et on joue à voix basse : c'est l'usage de la maison, rappelé gentiment mais rappelé.
  4. Personne ne repart au volant après une soirée de bolées sans qu'un taxi ait été proposé.